PREMIER TURBOClub d'impro - TURBO
Il m’aura pris quatre ans pour m’envoyer une invitation à jouer dans le spectacle que j’ai créé avec Alexandre Racine. Il y a quatre ans, lui et moi, nous sommes croisés avec une ambition similaire. Celle de créer un spectacle pour rassembler les meilleurs improvisateurs de la Capitale-Nationale où les jambettes intellectuelles sont à l’honneur. Le Club d’impro est ainsi né.

Parenthèse
Le nom de ce spectacle mensuel, TURBO, s’est pointé le bout du nez à l’été 2015. Afin de distinguer les différents spectacles qu’offre le Club. Avec le IMPROV GAME SHOW qui roule sa bosse depuis plusieurs années et les Formes Longues qui allait voir le jour quelques mois plus tard, c’était nécessaire. Notre premier logo était signé « Des skecths turbo drôles »… Le mot TURBO représente bien l’état dans lequel on s’y plonge.

JOUER À JOUER
TURBO est autant difficile à jouer que plaisant à faire. J’ai vu tous les joueurs faire leur premier spectacle et tout le monde est tombé dans le panneau. Nous réfléchissons, nous essayons d’enjamber les contraires pour battre la machine. Erreur. Je me suis enfargé dedans, même si j’étais bien au fait que ce comportement m’avait à l’œil.

De l’exercice de base pour apprendre l’improvisation à des réflexions pigés dans des ouvrages de référence tout peut être un jeu. C’est ce qui nous sort constamment de notre zone de confort lors du spectacle. Parfois léger, limite cabotin, d’autre fois complètement « brainfuck » lorsqu’une contrainte nous fait réfléchir sans cesse et des fois les deux. On ne se mentira pas c’est pas avec Deux têtes valent mieux qu’une qu’on raconte les histoires les plus profondes du monde.

Ce dernier paragraphe peut, peut-être, expliquer pourquoi autant de spectateurs se présentent chaque mois. Un genre de mixte entre la désinvolture, la légèreté du bon enfant et la démarche sérieuse pour démontrer la complexité de l’exécution derrière la patente. C’est quasiment un spectacle pédagogique. Corrigez-moi si je me trompe.

TURBO - Louis-Olivier Pelletier et Cynthia GendroParlant pédagogie, cette expérience de lundi dernier, en tant que joueurs dans le spectacle, m’a rappelé que j’ai encore des croutes à manger pour avoir l’impression d’être aussi bon que les Cynthia Gendro, Nicolas Mercier, Deejay McLellan et Jean-Michel Girouard de ce monde.

La première partie du spectacle, je réfléchissais, j’essayais de comprendre quel genre de moulin à vent j’affrontais. Je me suis fait prendre, je pensais avant et après le moment présent au lieu d’être dans ce dernier. La deuxième partie du spectacle, je m’en souviens moins, ce qui est bon signe. J’ai décidé de m’amuser avec mes comparses qui prenaient plaisir à me voir patiner. J’ai joué à jouer et c’est là que ça semblait fonctionner.

LE TRAIN
Je vous écris c’est quelques lignes en direct d’un wagon de la SNCB, un transfert entre Bruxelles et Mons. Les cinq prochaines semaines, je les passerai ici ainsi qu’en Suède et au Danemark où des spectacles d’improvisation m’attendent. Revenez au cours des prochaines semaines pour consulter le blogue, je compte y documenter mon pèlerinage.

Stay tune!